Cessions

Stéphanie Le Bars, avocate en cession et acquisition d'entreprise

Avocat cession d‘entreprise à Marseille et Toulon : transmission, distressed M&A, garantie d’actif et de passif

Vous êtes dirigeant d’entreprise et vous préparez une cession : transmission familiale, sortie programmée, opportunité de rachat, cession dans un contexte de tension. Ce moment concentre tous les enjeux financiers, fiscaux et juridiques de votre vie d’entrepreneur. Une garantie d’actif et de passif mal calibrée, une due diligence bâclée ou un earn-out flou peuvent vous coûter, après le closing, plusieurs centaines de milliers d’euros et compromettre la sérénité de votre cession pendant cinq à dix ans.

Phocéenne Avocats accompagne les dirigeants dans la cession stratégique de leur entreprise — cession de titres, cession de fonds de commerce dans sa dimension stratégique (transmission, distressed M&A), structuration de la garantie d’actif et de passif (GAP), et coordination avec votre fiscaliste. Notre cabinet intervient sur des opérations de 500 000 € à 10 millions d’euros typiquement, avec une transparence honoraires en pourcentage du prix.

Stéphanie Le Bars, fondatrice, avocate depuis 2005, inscrite au Barreau de Toulon, pilote ce pôle.

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Comment céder son entreprise : les grandes étapes

Une cession d’entreprise s’organise sur six à dix-huit mois selon le profil et la complexité du dossier. Cinq grandes étapes structurent le parcours.

Étape 1

Préparation et audit du cédant

Avant même de chercher un repreneur, le dirigeant prépare son dossier : audit des comptes des trois derniers exercices, état des contrats clés (clients, fournisseurs, baux, salariés), inventaire des risques juridiques en cours, projections prévisionnelles, valorisation indicative. Une vendor due diligence anticipée — où le cédant fait auditer son entreprise avant que les acheteurs ne le fassent — accélère la suite et révèle les zones à corriger. Cette pratique, encore rare en cession de taille intermédiaire mais standardisée en M&A, raccourcit de plusieurs semaines la phase de négociation et limite les renégociations de prix tardives.

Étape 2

Valorisation et choix du modèle de cession

Le cédant arbitre entre cession de titres (vente de la société, avec son passif et son historique) et cession de fonds de commerce dans sa dimension stratégique (transmission de l’activité sans la coque juridique). Ces deux modèles ont des impacts fiscaux, sociaux et juridiques radicalement différents — l’arbitrage doit être fait en amont, pas en cours de négociation.

Étape 3

Lettre d’intention et due diligence acheteur

Le repreneur émet une lettre d’intention (LOI) qui pose les bases du projet : prix, structure, calendrier, conditions suspensives. S’ensuit une due diligence approfondie de l’acheteur — financière, juridique, fiscale, sociale — qui peut durer six à douze semaines selon la complexité.

Étape 4

Négociation des actes et signing

Rédaction et négociation du protocole de cession, de la garantie d’actif et de passif (GAP), du pacte d’associés post-cession éventuel, des engagements de non-concurrence du cédant. Le signing intervient quand toutes les conditions suspensives sont levées.

Étape 5

Closing et post-cession

Versement du prix (avec séquestre d’une partie du prix pour garantir la GAP), formalités juridiques (mise à jour des registres, BODACC pour la cession de fonds, déclarations fiscales), accompagnement du cédant pendant la période de transition. Sur les earn-outs, le suivi peut s’étendre sur deux à cinq ans.

Cette mécanique en cinq étapes, calibrée selon le profil du dossier, est le squelette commun des opérations que nous traitons. Les nuances varient selon que la cession s’inscrit dans une transmission familiale, une opération de croissance externe, ou un contexte de distressed.

Cession de fonds ou cession de titres : quelle différence

L’arbitrage entre cession de titres et cession de fonds de commerce est l’un des choix structurants d’une opération. Il a des conséquences sur le prix, la fiscalité, le passif, les contrats et la durée de l’opération.

La cession de titres (parts sociales ou actions). L’acheteur acquiert la société elle-même — sa coque juridique, son passif, ses contrats en cours, ses salariés, son historique fiscal et social. Le prix se calcule sur la valeur de l’entreprise, après prise en compte de la dette et de la trésorerie. Du point de vue du cédant, l’opération relève du régime des plus-values mobilières, avec des dispositifs d’exonération conditionnels (départ à la retraite, durée de détention, etc.) qui peuvent en réduire significativement le coût fiscal. Avantages : continuité totale (pas de transfert de contrats à renégocier), simplicité opérationnelle. Inconvénients : l’acheteur reprend tout le passif — d’où l’importance cruciale de la GAP.

La cession de fonds de commerce. L’acheteur acquiert l’activité — clientèle, enseigne, droit au bail, matériel, contrats de travail attachés au fonds — mais pas la société elle-même. Le passif (URSSAF, fournisseurs, dettes diverses) reste chez le cédant. Le cédant est tenu d’une obligation précontractuelle d’information (article 1112-1 du Code civil), l’article L.141-1 du Code de commerce ayant été abrogé par la loi du 19 juillet 2019. Le BODACC publie l’opération pour que les créanciers puissent faire opposition. Côté fiscal, la cession de fonds génère une plus-value à régime distinct, et le prix peut être placé sous séquestre pour purger les oppositions. Avantages : sécurise l’acheteur (passif circonscrit), structure juridique plus simple en distressed. Inconvénients : transferts de contrats à négocier (clients, fournisseurs), procédure plus longue, fiscalité parfois moins favorable au cédant.

Pile de feuilles blanches sur un bureau en bois

Trois critères d’arbitrage :

  • Volume du passif et profil de risque : si la société porte un passif lourd ou des contentieux latents, la cession de fonds protège mieux l’acheteur (et donc facilite la transaction)
  • Régime fiscal du cédant : selon l’âge, la durée de détention et les dispositifs d’exonération, la cession de titres peut être nettement plus favorable
  • Type d’activité : un commerce avec droit au bail et clientèle physique se cède souvent en fonds ; une entreprise industrielle ou de services à valeur immatérielle se cède plus volontiers en titres

La cession opérationnelle classique d’un fonds de commerce fait l’objet d’un accompagnement dédié au sein du cabinet. Sur ce pilier, nous traitons la dimension stratégique : transmission, distressed, M&A entre 500 000 € et 10 millions d’euros.

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Quels sont les pièges d‘une garantie d’actif et de passif

La garantie d’actif et de passif (GAP) est le document qui fait basculer une cession d’un échange financier vers un engagement juridique de long terme. C’est aussi celui où se concentrent les contentieux post-cession les plus coûteux.

Le principe. La GAP est un engagement du cédant à indemniser l’acheteur si certains éléments du bilan se révèlent inexacts ou si certains passifs antérieurs à la cession émergent après le closing. Elle complète, mais ne remplace pas, les déclarations du cédant sur la consistance de l’entreprise.

Quatre paramètres de calibration :

Combien coûte la cession d’un fonds de commerce

Les honoraires d’un avocat sur une cession dépendent de la valeur de la transaction, de la complexité juridique et fiscale, et du périmètre de l’intervention. Notre cabinet pratique trois modalités.

Cessions stratégiques : transmission familiale et reprise

Au-delà du cadre technique, certaines cessions concentrent une dimension stratégique et humaine particulière. Notre cabinet en traite régulièrement.

Pour les opérations de réorganisation proactive en amont d’une cession, voir notre catégorie dédiée à la création de holding et apport de titres.

Une situation que nous rencontrons fréquemment

Un dirigeant d’une entreprise industrielle (3 M€ de chiffre d’affaires, 18 salariés) nous consulte alors qu’il prépare la transmission de sa société à son fils, qui l’a rejointe il y a six ans. Sa fille, qui ne reprend pas, doit être traitée équitablement dans la transmission patrimoniale. Notre intervention type consiste à :

  1. Auditer la situation juridique et fiscale de la société (statuts, pactes existants, comptes, dettes éventuelles, contrats stratégiques)
  2. Structurer la transmission via une holding familiale qui rachète les titres, avec apport partiel des titres du fils pour bénéficier des dispositifs d’exonération
  3. Rédiger un protocole de cession et une garantie d’actif et de passif calibrée pour une transmission intra-familiale (durées et plafonds adaptés)
  4. Coordonner avec notre partenaire fiscaliste les arbitrages d’imposition de la plus-value du cédant et la fiscalité du repreneur

Cette approche permet de transmettre la société tout en assurant l’équité entre les enfants et la sécurité fiscale du cédant.

Distressed M&A : céder une entreprise en difficulté

Une entreprise peut être à céder dans un contexte de tension — créanciers pressants, banque qui refuse le renouvellement de la trésorerie, audience qui approche. C’est ce qu’on appelle la cession en distressed, ou distressed M&A. Phocéenne Avocats traite régulièrement ce type d’opérations, avec une articulation particulière avec notre pôle réorganisation.

Trois cadres possibles.

Notre approche en distressed

Le facteur temps est critique. Lorsqu’un dirigeant nous consulte avec une banque qui menace de tirer la trésorerie ou un créancier qui assigne, nous travaillons en parallèle sur trois fronts : le diagnostic des dispositifs envisageables (mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement avec plan de cession), la recherche d’un repreneur (en discrétion lorsque c’est possible), et la sécurisation de la responsabilité du dirigeant.

Pour explorer les dispositifs amiables et collectifs en détail, voir notre pôle réorganisation et restructuration. Pour la sécurisation de la responsabilité personnelle du dirigeant, voir notre catégorie défense du dirigeant.

Femme en tailleur organise des documents sur une table

Notre méthode et notre engagement rédactionnel

Notre méthode en cession repose sur quatre principes opérationnels.

Comment choisir son avocat pour une cession

Le choix d’un avocat pour une cession d’entreprise repose sur quatre critères pratiques.

Cabinets, équipe
et zones d’intervention

Notre pôle cession est piloté depuis nos cabinets de Marseille (Vieux-Port) et de Toulon (130 avenue Foch, immeuble Parador). Stéphanie Le Bars, fondatrice, dirige les opérations stratégiques et la négociation des actes. Capucine Van Robays, associée inscrite au Barreau de Marseille, prend en charge les contentieux — particulièrement en cas de litige post-cession sur la GAP. Chaïma, élève avocate, et notre équipe complètent le dispositif.

Notre cabinet plaide régulièrement devant le Tribunal des activités économiques de Marseille et le Tribunal de commerce de Toulon, avec une connaissance des pratiques locales (mandataires judiciaires, administrateurs judiciaires, juges-commissaires). Pour les distressed M&A, cet ancrage local est un atout opérationnel : le facteur temps est souvent critique, et la connaissance des acteurs locaux raccourcit considérablement les démarches.

Stéphanie Le Bars est inscrite au Barreau de Toulon ; Capucine Van Robays est inscrite au Barreau de Marseille. Cette double inscription couvre l’essentiel des opérations de la région PACA.

Pour nous rencontrer ou nous présenter votre projet, rendez-vous dans l’un de nos deux cabinets, à Marseille ou à Toulon. Pour mieux connaître l’équipe et notre méthode, consultez notre page qui sommes-nous.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une garantie d’actif et de passif ?

La durée varie selon les catégories de risques. Pour les risques fiscaux et sociaux, on aligne usuellement sur les délais de prescription — 3 à 6 ans selon les impôts. Pour les risques environnementaux, 5 à 10 ans. Pour les autres passifs (commerciaux, contractuels), 12 à 24 mois. Une GAP unique « tout horizon » excède rarement 5 ans en pratique, et se calibre selon le profil du dossier et la sensibilité des parties.

Comment est imposée la plus-value du cédant ?

La fiscalité de la plus-value dépend du type de cession et du profil du cédant. Cession de titres : régime des plus-values mobilières — prélèvement forfaitaire unique de 30 % par défaut (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), avec abattements ou dispositifs d’exonération possibles selon l’âge, la durée de détention, le départ à la retraite. Cession de fonds de commerce : régime des plus-values professionnelles, avec dispositifs d’exonération propres (article 151 septies du CGI, article 238 quindecies). L’arbitrage fiscal mobilise notre partenariat avec un fiscaliste spécialisé pour chaque dossier.

À quoi sert le séquestre dans une cession ?

Le séquestre est un dépôt d’une partie du prix entre les mains d’un tiers indépendant (notaire ou avocat séquestre), pour la durée de la garantie d’actif et de passif (ou pour la durée d’opposition des créanciers en cession de fonds). Si la GAP est appelée par l’acheteur, le séquestre permet une exécution rapide sans avoir à poursuivre le cédant. Sa quotité (10 à 30 % du prix généralement) et sa durée sont des paramètres de négociation centraux.

Pourquoi le BODACC est-il important dans une cession de fonds de commerce ?

Le BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales) publie la cession de fonds de commerce pour ouvrir le délai d’opposition des créanciers. Pendant ce délai (10 jours pour les créanciers ordinaires), les créanciers du cédant peuvent former opposition au paiement du prix entre les mains du cédant. Le respect de cette formalité est strict — son omission engage la responsabilité de l’avocat rédacteur et peut compromettre la sécurité juridique de la transaction.

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